


| Communauté internationale face aux défis d’énergie. Europe de l’Est, volonté de partenariat avec l’Ukraine. |
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Communauté internationale face aux défis d’énergie et aux enjeux de l’environnement dans le contexte actuel.
Situation dans le monde : Face à la crise mondiale, aux grands enjeux de l’environnement et aux défis d’énergie, le monde se mobilise pour sauver la planète et trouver les plans de relance de l’économie et de sauvetage du système financier. Il est clair qu’il reste encore tout à faire, surtout dans les pays de l’Europe de l’Est, fortement touchés par la crise, toujours très dépendant des énergies fossiles et du charbon en particulier. La transition des énergies fossiles aux énergies renouvelables s’impose. Les pays émergents ont d’abord semblé à l’abri, en raison de leur taux de croissance plus importants les dernières années et de la solidité de leurs réserves de change. Mais la crise les a rattrapés en automne 2008, via notamment le recul de leurs exportations vers les pays développés et le retrait des capitaux. Les politiques de relance « ambitieuses » et des reformes sont nécessaires et ne peuvent avancer sans une volonté commune de la communauté internationale comportant plusieurs volets dont la régulation « saine » du système financier et monétaire mondial, l’aide aux secteurs en difficulté, le soutien aux pays en voie de développement et aux pays émergents pour affronter la crise et relancer les infrastructures, mais sous les auspices du développement durable cette fois-ci. L’objectif est de sortir rapidement du climat dépressif créé par la crise financière, l’éclatement de la bulle immobilière, la flambée puis l’effondrement des cours des matières premières et …. saisir les opportunités économiques futures à moyen et long termes. La déclaration de Gordon Brown, le premier ministre britannique, à l’issue de G20 le jeudi 2 avril sur les accords des vingt chefs d'Etat pour réformer la finance mondiale et relancer l'économie, les échanges et les synergies au niveau mondial, les aides aux pays en développement, les emplois: Le président français Nicolas Sarkozy a tenu une conférence de presse à l'issue du sommet du G20, jeudi 2 avril, à Londres : http://www.lemonde.fr/web/les_videos/0,59-0,1-1@64-882644,0.html#video_1
Certains outils mis en place dans le cadre du protocole de Kyoto, tel que les Mécanismes de développement propre (MDP) permettent par exemple à des entreprises ou des institutions des pays industrialisés de compenser une partie de leurs émissions de CO2 en investissant dans des projets de réduction des émissions de CO2 initiés dans les nations en développement. [1] Comme résume très juste un message publicitaire d’EDF « On peut espérer un monde plus écologique, et aussi décider de l’inventer. On peut préférer les énergies renouvelables, et aussi de les développer ». « Dans le rapport de l’Organisation internationale du travail (OIT) intitulé ‘Pour un travail décent dans un monde durable à faibles émissions de carbone’ elle évalue à plusieurs dizaines de millions de nouveaux emplois verts potentiels à l’horizon 2030, si l’économie mondiale s’engageait résolument vers un modèle de production moins destructeur pour la planète. Aux Etats-Unis, le nouveau président Barack Obama table sur la création de 2,5 mlns d’emplois grâce au développement des technologies propres et des énergies renouvelables. En France, le gouvernement estime que les mesures adoptées dans le cadre du Grenelle de l’environnement généreront environ 400000 postes nouveaux. Si, comme toute transition, il y aura entre les différents secteurs d’activité des gagnants et des perdants, le bilan sera au bout positif, selon OIT, qui par cette affirmation forte, entend inciter les gouvernements à franchir le pas. Environ une centaine de millions d’emplois sont aujourd’hui liés aux énergies renouvelables, aux recyclages, au traitement des déchets, aux nouveaux modes de construction. Le marché des produits et des services environnementaux est évalué à 1370 milliards de dollars (973 milliards d’euros) par an aujourd’hui. Il devrait doubler d’ici 2020. Les secteurs des énergies renouvelables créent déjà, au niveau mondial, plus de nouveaux postes que ceux générés chaque année par les secteurs produisant d’énergie à partir de ressources fossiles… »…[2]
[1] http://www.greenunivers.com/2008/12/les-mecanismes-de-developpement-propre-en-forte-croissance-965/ [2] Le Monde, Bilan du Monde 2009, p.39
Sources d'énergie renouvelables en Ukraine. Europe de l’Est, volonté de partenariat avec l’Ukraine : Tous les facteurs décrits ci-dessus montrent à quel point il est nécessaire de sensibiliser et de développer des approches environnementales adoptées aux besoins des PMEs en Europe de l’Est. Et pourquoi ne pas commencer par l’Ukraine ? Déjà en 2001, Mr. Claude Birraux, vice-président de l’Office des choix technologiques et député (UDF) de Haute-Savoie, soulignait l’importance pour le développement de l’Ukraine sur la question d’énergie.
Un pays d’environ 50 millions d’habitants avec un territoire de plus de 603 700 km² à la charnière de l’Europe et de l’espace postsoviétique, aux confins de l’Europe orientale, au bord de la mer Noire, l’Ukraine est le plus grand pays d’Europe après la Russie. Son économie, fondée auparavant sur l’agriculture – « le grenier à blé » de l’URSS, le complexe militaro-industriel et le transit pétrolier et gazier, l'Ukraine est indéniablement devenue un acteur international, son rôle sur la scène internationale est conditionné par sa position géopolitique spécifique. La majeure partie du pays est formée de vastes plaines, qui sont le domaine des « terres noires », parmi les plus fertiles au monde. « Un partenaire européen, c'est un pays avec lequel les Européens travaillent. L'accord de partenariat et de coopération entre l'Union européenne et l'Ukraine est entré en vigueur en mars 1998. Il nous permet de conduire un dialogue politique régulier, de travailler au développement de nos échanges commerciaux, de bâtir une coopération dans les domaines économique, social et culturel. Ce partenariat s'insère, depuis le 10 décembre 1999, dans une "stratégie commune" de l'Union à l'égard de l'Ukraine, stratégie qui vise à soutenir le processus de transition démocratique, à assurer la stabilité et la sécurité en Europe et à renforcer la coopération entre l'Union et l'Ukraine. » [1] La solide croissance de l’économie ukrainienne ces dernières années – de 7-8% moyenne – reposait surtout sur les prix élevés des métaux et sur le dynamisme de la consommation. Avec la chute des cours, l’Ukraine, privée de ses revenus d’exportation, est dans une situation difficile comme tous les autres pays de l’Est. Le Fond monétaire international (FMI) lui a accordé, le 26 octobre, un prêt de 12,75 milliards d’euros. Ces fonds serviront à maintenir le cours de la grivna et à refinancer les banques en difficulté. Force est de reconnaître que les effets d’une croissance négative se feront certainement sentir pendant quelques temps encore avant que la situation économique et financière revienne à la normale. Voilà pourquoi les mesures de relance de grande envergure et diversifiées sont absolument indispensables. Tenant compte que l’intégration à l’Union européenne reste la volonté et la priorité de la politique étrangère ukrainienne, on voit un certain optimisme et une volonté marquée de resserrer la coopération entre nos deux pays la France et l’Ukraine et de travailler au développement des relations franco-ukrainiennes.
Nous pouvons voir un bon exemple en Europe de l’Ouest à l’initiative de l’Allemagne, dont l’objectif fixé pour 2010, de 12,5% d’énergies renouvelables dans la production électrique nationale à été atteint dès mi-2007. Le succès des programmes visant à la promotion de ce mode d’énergie tient pour beaucoup à l’initiative autonome des villes et des régions, relayée ensuite par une loi fédérale. Par conséquences, les municipalités dépendent moins du « complexe politico-énergétique » que les gouvernements.[3] [1] Colloque « l’Ukraine, situation et perspectives 10 ans après l’indépendance », 2001 [2] http://ambafrance-ua.org/france_ukraine/spip.php?article1312 [3] Ministère de l’environnement allemand : www.bmu.de/english |

